Le Serbe Novak Djokovic, le 25 janvier 2011 à Melbourne Y.NAKAO/REUTERS
TENNIS - Enfin une finale sans Nadal ou Federer...
Novak Djokovic, N.3 mondial, et Andy Murray, N.5, seront dimanche à la table des grands, en finale de l'Open d'Australie (09H30 française), avec un appétit de titre bien aiguisé par des années de diète et de frustrations.
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Pour la deuxième fois seulement en 23 levées du Grand Chelem, ni le N.1 mondial Rafael Nadal ou le N.2 Roger Federer ne concourront pour le sacre, et les prétendants comptent bien en profiter.
La dernière fois qu'une telle situation s'était produite, le Serbe affrontait le Français Jo-Wilfried Tsonga, à Melbourne en 2008, et avait conquis son seul trophée en Grand Chelem. Hormis cet épisode, l'Ecossais comme le Serbe se sont chacun à deux reprises cassés les dents sur l'Espagnol ou le Suisse en finale.
Mais cette année, une blessure et la détermination de David Ferrer ont fait plier Nadal en quarts, avant que Djokovic ne se charge de Federer en demie.
«Il y a plus de joueurs capables de remporter des tournois majeurs et c'est bon pour le sport», soulignait Djokovic, heureux de retrouver son complice à cet stade de la compétition.
Djokovic en avance sur Murray
Car Murray et Djokovic n'ont qu'une semaine d'écart -l'Ecossais est né le 15 mais 1987, le Serbe le 22- et ont grandi ensemble sur les tournois de jeunes.
En grandissant, le Serbe a pris un temps d'avance sur l'Ecossais, qui l'avait battu "6-1, 6-0" lors de leur toute première rencontre. Passé professionnel deux ans avant le Britannique, il compte son titre à Melbourne et un Masters (2008) en plus.
Il paraît aussi avoir gagné de l'épaisseur ces derniers mois, avec une finale à Flushing Meadows en septembre, puis un titre en Coupe Davis en décembre où il a su résister à une pression immense.
«Ce grand succès m'a donné de la motivation et de la confiance», martelait-il. De fait, impressionnant contre Federer, il affirme pratiquer en ce moment son «meilleur tennis».
Le Serbe part donc légèrement favori dimanche, même s'il reste sur trois défaites consécutives face à Murray, la dernière remontant à mars 2009.
Une bataille de fond de court
Le Britannique, finaliste malheureux l'an dernier à Melbourne, est toujours en quête de «son» triomphe et doit supporter le poids de l'histoire. En effet, le Royaume-Uni attend impatiemment son premier titre en Grand Chelem chez les messieurs depuis Fred Perry en 1936.
Murray devra aussi récupérer de son éprouvante demi-finale face à Ferrer vendredi, remportée après 3 h 45 min d'un intense combat physique. Djokovic a bénéficié d'un jour de plus de repos -sa demie était jeudi- mais Murray le promet: «Je serais prêt».
Les deux pratiquent d'ailleurs un jeu assez similaire, dont la puissance des frappes, des deux côtés, est la clé de voûte. «Ce sera intéressant de voir qui imposera son rythme depuis la ligne de fond de court», notait Djokovic, qui s'attend à de «longs échanges» où il faudra se montrer «patient».
L'Ecossais pourra peut-être aussi compter sur un allié de taille: la chaleur, que Djokovic dit abhorrer. Dimanche, des températures allant jusqu'à 40°C sont prévues sur Melbourne, et quand les joueurs entreront sur le court à 19h30 locales, il devrait encore faire 30°C sur la Rod Laver Arena.
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